Je suis ma propre VRP


ParStéphanie Will, publié le08 février 2010

Depuis que Stéphanie a décidé de devenir une agence d’assistants projet, plutôt qu'une entrepreneuse solo, elle court, elle court, pour trouver des clients.

stephanie_will_bloc.jpg« J’ai prévu un sac pour changer de chaussures dans le RER (allez vendre une offre glamour en bottes pour la campagne). Je fonds comme un aigle (tiens… j’ai finalement adopté la technique de l’aigle) sur mes cibles prescriptrices. J’ai recommencé à prendre le téléphone pour me présenter et présenter mon offre de services. Et pour le moment, je ne me mets pas une bonne note.

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Bien s’organiser

Après l’envoi de ma dernière carte de vœux-action de prospection en janvier, j’étais si soulagée de coller mon cent cinquantième et dernier timbre, que j’ai oublié de planifier les relances téléphoniques. Tout comme je ne suis pas certaine d’avoir répondu à tous ceux qui m’ont envoyé leurs vœux in extremis du 29 janvier. J’ai passé quelques coups de fil, mais je n’ai pas d’actions de suivi précises. Je me demande si je ne me trouve quand même pas quelques excuses pour ne pas aller au bout de ces étapes de prospection.

Bien déployer ses antennes

Mais ce n’est pas si facile d’être son propre VRP. Ce n’est pas une casquette qui ne se porte que par intermittence : on est bel et bien une machine à vendre du moment où l’on sort de chez soi. L’autre jour par exemple, je suis dans un café. Je travaille à la réunion qui m’attend dans le bâtiment à côté. Et là, à deux tables de moi, commence l’entretien d’une jeune fille recrutée comme assistante de production. J’entends assez bien (dans les deux sens du terme) les desideratas des interlocuteurs recruteurs. Et je me dis, « il faut que je me présente, il faut que je leur donne ma carte ! ».
A l’issue de l’entretien, la jeune fille s’en va et là j’hésite, j’hésite… Au moment où je me décide, le Monsieur part aux toilettes, et la Dame prend son téléphone portable. Trop tard ! D’autant qu’il est l’heure pour moi de quitter les lieux. Je m’en suis voulue de ne pas avoir été plus opportuniste.

Bien communiquer

Est-ce que l’on peut prospecter dans les cafés, dans les trains, au hasard des conversations entendues ? Dans l’absolu je pense que oui, mais on a intérêt à être clair, bref, et non plombant pour la personne sur laquelle on tombe. Il faut surtout avoir confiance en soi et en son offre. On ne vient pas importuner, on vient dire à quel point on est détenteur d’une solution rare et recherchée.

Je viens de choisir quelqu’un pour travailler avec moi. Pour que cette histoire devienne un chemin long et fructueux, il va falloir que je trouve encore et encore du travail. C’est mon nouveau destin de chef d’entreprise.
Vous avez mon numéro ?! ;-) »

 

Exemple : Congé maternité

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