La chronique de Stéphanie : "J’ai pas la forme"
Tomber malade, voilà peut-être la pire chose qui puisse arriver lorsqu'on travaille en indépendante.
L’un de mes réseaux essonniens préférés, le CJ2E, a prévu un dîner thématique sur le thème « Optimiser la forme physique du chef d’entreprise », en janvier 2010. Juste après les excès des fêtes de fin d’année, et à l’heure des bonnes résolutions, c’est plutôt judicieux. Nul doute que je ne manquerai pas ce rendez-vous, moi qui me traîne lamentablement depuis 3 semaines.
Ah ça, j’étais fière de ma rentrée. Je l’avais décidé : elle serait calme. J’avais repris à la mi-août, donc suffisamment tôt pour anticiper, et ne pas me retrouver à court de carburant dès la fin septembre.
… J’aurai attendu au moins 8 jours de plus pour cela ! Je me suis effondrée du jour au lendemain, vaincue par une rhinopharyngite camouflée derrière un simple rhume. Probable cadeau de L’Héritière à sa maman.
Allo Docteur ?...
J’ai dû me résoudre à retourner voir ce médecin généraliste que j’exècre (de ne prescrire que du paracétamol quand on doit mener des journées normales de businesswoman par semi-coma), qui a eu cette fois davantage pitié, puisqu’il m’a prescrit de la cortisone. Au bout de cinq jours je n’allais pas mieux, et je me suis tournée vers mon ex-coach.
Je me suis pointée à la pharmacie avec son e-mail imprimé, ce que la pharmacienne a d’abord pris pour une ordonnance. Après lui avoir expliqué que cette prescription n’avait rien d’officiel, je lui ai lu la longue liste de produits dont moi-même je n’avais jamais entendu parler. Des gouttes par-ci, des gélules par-là. De l’homéo, du probiotique, et de la vitamine au ginseng pour faire redémarrer la machine. Plus un traitement d’urgence pour la prochaine rhino de mi-saison – moi petite nature qui y est très sujette.
3 semaines plus tard, je relève mollement la tête.
Que sommes-nous donc, pauvres prestataires de services, quand la pêche s’en va ? Que sommes-nous, hyper-Personal Assistants, quand le prodigieux enthousiasme se liquéfie dans le paracétamol du généraliste, pris (inutilement) à triple dose ? Plus grand-chose de facturable, en tous cas. Et cela n’augure pas que du bon pour l’avenir, la vieillesse, les accidents... C’est fou comme à présent je suis beaucoup plus prudente au moment de traverser les rues.
La psychose de la grippe est arrivée à la maison
Dans l’attente de redevenir la super woman que je n’ai de cesse de vous faire croire que je suis (sans la migraine, je peux encore faire illusion), je tamponne les boutons de varicelle de ma fille, en songeant à me faire vacciner contre la grippe (laquelle ?), dans l’angoisse du congé familial forcé que tous prendrons quand nous aurons la grippe (laquelle ?). Car le télétravail, c’est bien joli, mais quand la seule idée d’ouvrir sa boîte e-mail, ou de comprendre son cinquième message téléphonique, nous chavire l’estomac… on lâche prise, on file sous la couette, et on croise les doigts pour que le reste du monde nous oublie.
« Bonjour, vous êtes bien sur le portable de Stéphanie Will, merci de me laisser votre message. Je vous répondrai aussi tôt que possible…. ».





13/11/2009 00:35
Merci Chère Daphna !
Je te rassure, ça va déjà mieux ;-)
10/11/2009 16:56
ALLEZ MADAME WILL!!!!!! ALLEZ BON COURAGE, BON RETABLISSEMENT et plein de facturations à la clé!!!! Amicalement, Daphna