La chronique de Stéphanie : "les clés de ma boîte"


ParStéphanie Will, publié le21 décembre 2009

D'assistante de com à chef d'entreprise, Stéphanie Will raconte pourquoi et comment elle a décidé de prendre le chemin de l'indépendance.

Je me rappelle très bien l’instant précis où j’ai imaginé devenir travailleur indépendant.
J’occupais le bureau d’un célèbre producteur de films, pour lequel j’alternais les casquettes de chargée de communication et de personal assistant, dans le cadre d’un CDD. J’ai été saisie par la réalité de ma situation : une forte expertise, une solution d’assistanat à la carte, une organisation freelance… et des lendemains sans lendemain. Une parfaite absence de maîtrise de ce qu’il adviendra à l’issue de cette  « durée déterminée ». Ou plutôt si, toujours la même chose : le retour à l’Anpe.

Quelques mois plus tard, je ne me trouve aucune motivation à repartir à l’assaut du marché de l’emploi. D’autant qu’avec les premières nausées annonciatrices d’un bébé pour le printemps, il y a là un combat à mener dans lequel je ne me projette plus.
Alors je vais le faire. Je vais créer mon propre emploi : celui de personal business assistant.
Je n’ai pas un souvenir exact de la décision ferme. Je sais qu’elle a été difficile, que le ventre s’arrondissait… parce que convaincue que j’irais au bout de mon choix.

Entre tétées et couveuse

Ma première grande sortie en tant que conceptrice  d’une offre innovante d’assistanat business personnalisé a été le Salon des micro-entreprises…  calée entre les tétées d’un enfant contrarié par les prémices du sevrage. Patiemment, j’ai passé une à une toutes les étapes de l’aspirant solo : endosser sa nouvelle identité pro et se présenter aux autres, réactiver son ancien réseau, l’étendre au marché à conquérir… Sortir de chez soi (sortir de soi). Optimiser les temps de garde de bébé (décrocher une place en crèche).

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L’accompagnement à la création d’entreprise a parallèlement débuté avec l’Agence pour l’Economie en Essonne. Une préparation de 9 mois avant d’être recevable… en couveuse d’entreprises ! Voilà qui fait sourire une jeune maman. De ce premier jour d’intégration au GEAI, à Paris, je retiens l’intense satisfaction d’accéder enfin à l’entrepreneuriat. Comme si d’avoir soudainement « le droit » avait fait sauter tous les verrous.
Et pourtant, en-dehors de quelques 500 euros à facturer et sans client en vue, tout restait à faire…

D'assistante de com à chef d'entreprise

11 autres mois passent. Je quitte la structure (prématurée de 6 semaines !), immatriculée au RCS d’Evry.
L’assistante de com’, qui a eu l’idée en 2006 de s’établir en profession libérale, est devenue chef d’entreprise, gérante d’une SARL montée sur un honorable chiffre d’affaires. Et qui pense sérieusement à développer son activité, en la faisant évoluer vers une société de services à part entière, en confiant des commandes à d’autres assistants.

Je suis le produit de cette maturation cadencée de réactivité : le temps bonifie les bonnes idées, tandis que le marché répond très vite sur leur portée commerciale.

A présent, dans mon bureau d’indépendante - créatrice de son propre emploi, quand les journées s’achèvent, je me sens comme la dernière à partir d’un vaste entrepôt avec plein de machines. J’ai les clés de ma boîte.
 

Le blog de Stéphanie Will

 
Première publication le 12 août 2009

 

Les commentaires
Anonyme
30/08/2009 20:43

Ravie de te lire ici Stéphanie, vivement ta prochaine chronique :)
Marlène (maman travaille)

Anonyme
27/08/2009 11:58

Bonjour !!
Je m'appelle aussi Stéphanie Will, et je trouve vraiment ce témoignage très intéressant !

Exemple : Congé maternité

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