Mère salariée, déculpabilisez-vous !
Il parait que pour un enfant, rien ne vaut sa mère. Typiquement, le genre de vérité qui vous culpabilise lorsque vous travaillez. Et bien, tenez-vous bien. C’est une idée reçue !
"Une mère qui travaille n’est ni une mère absente, ni une professionnelle tronquée. Les enfants dont les mères travaillent ne vont ni mieux ni moins bien que les enfants dont les mères s'occupent à plein temps". C’est Sylviane Giampino, auteur du livre à succès Les mères qui travaillent sont-elles coupables ? qui l’a dit haut et fort lors de la conférence-débat organisée par le réseau HEC au Féminin, le 23 octobre 2008.
D’entendre cette psychanalyste et psychologue auprès des jeunes enfants et de leur famille depuis plus de 25 ans, battre en brèche ces idées reçues, cela a fait un bien fou à toutes les working girls présentes dans la salle.
Allez, encore une petite phrase insidieuse :
- Ce n’est pas le temps passé avec un enfant qui compte, mais la qualité de ce moment.
Que nenni ! Pour Sylviane Giampino :
"L’invention du temps de qualité passé avec ses enfants a engendré l’idéologie de la disponibilité parentale. Les enfants ont besoin de repères, de rythmes, de "plate-forme de sécurisation". Il n’est pas fondamental d’être rentré tous les jours avant l'heure du bain. Par contre, il est fondamental que les parents soient les supports et les témoins des étapes importantes de leur grandir (épreuves d'évaluation, spectacle de fin d’année, etc) ; présents et accompagnants aussi des phases de fragilité (maladies, échecs, peines d'amitié ou de coeur). Si on a peu de temps, l’enjeu est de permettre à l'enfant d'anticiper, les présences ou les absences, et d'être fiable dans les engagements. Leur sécurisation affective en dépend."
Pour aller plus loin sur le sujet : une interview de Sylviane Giampino pour la Revue Réalités Familiales de l'Unaf et pour le site Femmes-emploi.
Alors, déculpabilisée ?
Première parution en août 2009




03/02/2010 14:12
Qui culpabilise encore? Pas moi, en tout cas!
Peut-être aussi parceque j'ai entièrement confiance en ma belle-mère et nounou pour me remplacer durant ces quelques moments ou je ne suis pas auprès de mes loulous. Et puis quand à accompagner les loustics lors de sorties je pense l'avoir fait plus que certaines mamans au foyer, juste pour le plaisir, parceque j'avais la chance de pouvoir placer une journée de congé.
Par contre, j'aurais été une bien piètre mère au foyer: lorsque les enfants étaient petits, je les supportais difficilement des journées entières. Je finissait invariablement par crier, m'énerver après eux... On est pas toute faites pour gérer des petits.
18/09/2009 22:31
xpdrrrrrrrrrr ! Les maitresses qui s'arrachent les cheveux, bien d'accord ! Avec les enfants-rois des mères à la maison, ces petits prince qui ont l'habitude d'avoir une bonniche à la maison, ces enfants de CM incapable de se servir un gouter, et qui attendent, assis, qu'on les serve (oui, c'est du vécu !). Parents qui travaillent à deux, dans un petit village où ce n'est vraiment pas une majorité, je peux vous dire que AUCUN des enfants "à problème" de notre petite école a ses deux parents qui bossent. Et j'ajoute même que les 3 premier-e-s de la classe de ma fille, depuis le CP, sont les seul-e-s dont les parents bossent à deux ....
Et le mot de la fin à ma fille, qui, à 9 ans a dit, alors que pour la nième fois je signais un mot dans le cahier de liaison en disant que non, je ne pouvais pas accompagner à une sortie scolaire :
"Tu sais, Maman, les autres mamans, elles accompagnent, et pas toi. Mais toi, quand tu rentres, le soir, au moins, tu parles de choses intéressantes. Parce que les autres mamans, elles ne savent parler que de nous [les enfants], de vêtements et de nettoyage.". Je crois que c'est ce soir là que j'ai totalement perdu ma culpabilité ;-) ....
"
11/09/2009 13:57
Ha la la, la culpabilité des femmes qui travaillent ! C'est un incontournable des trente dernières années. Avant le livre dont il est question ici, nous n'avions que les livres du pédiatre américain Terry Brazelton pour nous déculpabiliser.
Le débat reste vif entre les mères qui travaillent et celles qui ne travaillent pas. Mais aucune généralité de ne peut être tirée. Certains enfants sont très bien "éduqués" tout en ayant leur mère qui travaille et vice versa. Tout est question de dosage. Bref, une véritable alchimie que l'on obtient, me semble-t-il, de manière empirique et par la lecture de tels livres...
11/09/2009 04:22
(A Anonyme de la part d'Emi) Non éduqués, maîtresse qui s'arrachent les cheveux, puis quoi encore? Ce n'est pas parce que la mère travaille que les enfants sont perturbés à l'école. Je l'ai testé il y a bien longtemps en tant que maîtresse, puis en tant que maman aujourd'hui. J'avoue que c'est aussi vous qui avez des idées reçues. Rien n'empêche de travailler et de passer vraiment du temps avec ses enfants? Il existe des solutions comme les autoentrepreneurs. C'est vrai que je peux avoir des semaines où je suis débordée, mais en contrepartie, je peux prendre le temps qu'il faut quand c'est nécessaire. J'imagine que de voir constamment sa mère toute la journée sans socialisation, ce n'est pas non plus bon pour un enfant. Surtout que son monde risque d'être limité si la mère elle-même n'a pas grand chose pour lui ouvrir l'esprit. Une maman qui travaille et qui prend son mercredi (ou comme moi, à l'étranger, une maman qui va chercher ses enfants tous les jours entre 15h30 et 16h), on ne peut pas dire qu'elle soit absente. Quelle importance pour l'enfant si je travaille lorsqu'il dort jusqu'à 3 heures du matin. Et puis, il y a le rôle du père. Je trouverai inadmissible que le père de mon enfant ne fasse pas sa part. Vous êtes bien gentille, mais c'est un choix que vous avez fait de rester à la maison. De nombreuses femmes veulent travailler ou sont dans l'obligation de le faire. La société française (vue de l'extérieur) est suffisamment culpabilisante envers les femmes (je trouve même cela scandaleux!). Alors n'en rajoutez pas!
Emi
09/09/2009 13:43
"Ce qui compte c'est la qualité et non la quantité". C'est évidemment l'argument pour se déculpabiliser quand on travaille mais c'est faux et je l'ai testé personnellement en arrêtant de travailler. Cela n'a plus rien à voir quand on passe vraiment du temps avec ses enfants ! Et maintenant qu'ils sont scolarisés, je peux voir les petits camarades qui sont tout simplement non éduqués et les maitresses qui s'arrachent les cheveux ! Ah bon, vous n'avez pas entendu de parler de problèmes à l'école ?!...
31/08/2009 11:51
Ca fait du bien de le lire...